Terminal de paiement et titres-restaurant : accepter les cartes Conecs
Par La rédaction, mis à jour le
Pour accepter les cartes titres-restaurant sur votre terminal de paiement, il faut trois choses : l’agrément de la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR) si vous n’êtes pas restaurateur, un contrat avec chaque émetteur, et un terminal agréé CB mis à jour pour les cartes Conecs.
Les offres compatibles avec le besoin indiqué viennent d’abord, puis le classement se fait par coût mensuel HT réel, calculé pour le profil indiqué (chiffre d’affaires carte et panier moyen) avec un mix de cartes par défaut et le matériel amorti sur 36 mois. La rémunération éventuelle par un prestataire n’influence jamais le classement : les offres concernées portent la mention « Annonce ». Comment nous classons les offres
Pour un commerce qui encaisse 5 000 € par carte chaque mois, avec un panier moyen de 25 €, le terminal de paiement le moins cher qui accepte les titres-restaurant est SumUp – Solo Lite, Paiements Plus, à 70,89 € HT par mois.
| Profil | CA carte / mois | Panier moyen | Offre la moins chère | Coût mensuel HT |
|---|---|---|---|---|
| Petit commerce | 1 500 € | 20,00 € | Smile&Pay – Essentiel (terminal non inclus) | 23,25 € |
| Commerce moyen | 5 000 € | 25,00 € | SumUp – Solo Lite, Paiements Plus | 70,89 € |
| Gros commerce | 15 000 € | 40,00 € | SumUp – Solo Lite, Paiements Plus | 172,79 € |
Qui peut accepter les titres-restaurant ?
Les restaurateurs, la restauration rapide et les détaillants en fruits et légumes peuvent les accepter. Les autres commerces alimentaires, comme une boulangerie ou une boucherie, doivent être agréés par la CNTR comme commerce « assimilé » : ils doivent vendre au détail, habituellement et au moins six mois par an, des préparations alimentaires directement consommables. L’instruction prend 40 jours ouvrés. L’acceptation reste facultative : rien ne vous y oblige. Source : FAQ commerçants de la CNTR.
Les règles au 22 octobre 2026
- Plafond : 25 € par jour et par salarié, depuis le 1er octobre 2022.
- Produits : jusqu’au 31 décembre 2026, tout produit alimentaire, même non directement consommable (loi n° 2025-56 du 21 janvier 2025, service-public.gouv.fr). Restent exclus les boissons alcoolisées, les confiseries, les produits infantiles et les aliments pour animaux.
- Dimanches et jours fériés : utilisables seulement si l’employeur du salarié l’a autorisé.
- Remboursement : au plus tard 21 jours après la remise des titres à l’émetteur.
Le terminal de paiement
Conecs est l’opérateur technique des cartes titres-restaurant de Pluxee, Edenred, Swile et Up. Selon sa FAQ, presque tous les terminaux agréés CB peuvent lire ces cartes après une mise à jour, gratuite si votre mainteneur est partenaire ; les terminaux non agréés CB ne les acceptent pas. Parmi les offres comparées, SumUp, Smile&Pay, Viva.com et le lecteur Up2pay Mobile du Crédit Agricole affichent l’acceptation des titres-restaurant ; Up2pay ne l’offre pas dans sa formule 100 % mobile, sans lecteur.
Ce que ça coûte
La commission sur les titres-restaurant est fixée par chaque émetteur et se négocie avec lui ; la CNTR ne publie pas de barème. Conecs indique que ces transactions ne supportent pas de commission bancaire. Certains prestataires facturent un frais technique par paiement : 0,10 € chez Smile&Pay, 0,15 € chez Viva.com. Le règlement (UE) 2015/751 ne s’applique pas à ces cartes à usage limité : leur commission n’est pas plafonnée.
Une réforme en discussion, pas encore adoptée
Une proposition de loi « visant à moderniser et rééquilibrer le fonctionnement du titre-restaurant » a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 12 octobre 2026, puis transmise au Sénat (texte adopté n° 352). Elle prévoit un titre entièrement dématérialisé, utilisable tous les jours y compris le dimanche, ouvert au commerce de détail alimentaire, un récapitulatif annuel des commissions pour le commerçant et un plafonnement possible des commissions par décret, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2028. Elle prolongerait aussi jusqu’en 2027 la possibilité d’acheter tout produit alimentaire. Au 22 octobre 2026, ce texte n’est pas définitif : les règles ci-dessus restent celles en vigueur.
Par métier
Les contraintes changent selon votre activité : voyez le terminal de paiement pour un restaurateur, un boulanger, un boucher ou un food truck.
Pour votre propre commerce, le simulateur ci-dessous fait le calcul avec votre métier et votre chiffre d’affaires carte. Le comparateur de terminaux de paiement va plus loin : panier moyen, filtres et contrat actuel.